Philippe DOUSTE-BLAZY
Philippe DOUSTE-BLAZY
Secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des financements innovants, président d'UNITAID, ancien ministre
LES PETITS-DÉJEUNERS DU CLUB
Date : 26 juin 2012
Thème : Les financements innovants pour lutter contre la pauvreté dans le monde
Parcours : Philippe Douste-Blazy est né à Lourdes en 1953. Il suit des études de médecine à Toulouse où il effectue son internat en 1978 et soutient sa thèse en 1982 pour laquelle il reçoit un prix l’année suivante. Il exerce alors comme cardiologue dans sa ville natale ainsi qu’à Toulouse, où, en 1988, il devient professeur en épidémiologie, économie de la santé et prévention à la faculté des sciences. Parallèlement il rejoint la Société Française de Cardiologie.
L’année 1989 est une année importante pour lui car elle marque le début de sa carrière politique. En effet en mars, il est élu maire de la ville de Lourdes. En Juin, il est élu député européen sur la liste « Le Centre pour l’Europe » et siège alors au Parti Populaire Européen.
Cette même année, il est aussi élu directeur national de l’Association de recherche contre les élévations du cholestérol (ARCOL).
Dès lors, il gravit rapidement les échelons de la politique : en mars 1993, il est élu député et entame un mandat dans la deuxième circonscription des Hautes-Pyrénées, mandat qu’il abandonnera en mai lorsqu’il sera nommé ministre délégué à la Santé.
En mars 1994, il est élu au conseil général des Hautes-Pyrénées. En décembre, il devient secrétaire général du CDS.
Porte-parole du gouvernement dès Janvier 1995, il est nommé ministre de la Culture après la présidentielle. Toujours en 1995, il est maire de Lourdes dès le 1er tour et devient secrétaire général de Force Démocrate, puis membre du bureau politique de l’UDF avant d’en être le vice-président.
En 1997, il retrouve votre siège de député des Hautes-Pyrénées, et préside le groupe UDF-Alliance à l’Assemblée nationale.
En mars 2001, il est alors élu dans la première circonscription de la Haute-Garonne en même temps qu’il est élu maire de Toulouse et président de la communauté d’agglomération du Grand Toulouse de 2001 à 2008.
Il soutient de nouveau Jacques Chirac pendant la campagne présidentielle de 2002, et devient secrétaire général du nouveau parti de droite tout juste créé, l’UMP. Réélu en Haute-Garonne, il refuse d’abord un poste de ministre afin de rester maire de Toulouse, poste duquel il démissionnera néanmoins en 2004 lorsqu’il acceptera sa nomination en tant que ministre de la Santé et de la Protection sociale, titre rapidement rebaptisé en ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille.
A ce poste, il s’attaque au sujet crucial et délicat qu’est la réforme de l’assurance maladie. Son plan vise plus de 10 milliards d’euros d’économie et 5 milliards de recettes supplémentaires en 3 ans, grâce entre autre à une franchise de 1 euro par acte médical, la hausse du forfait hospitalier et un élargissement de l’assiette de la CSG 7. En 2005, il est nommé ministre des Affaires Étrangères par Dominique de Villepin, fonction qu’il occupera jusqu’à la victoire de Nicolas Sarkozy en mai 2007. Il est défenseur d’une diplomatie humanitaire, en impulsant le développement du fond UNITAID par exemple, duquel il sera président du Conseil d’administration en mars 2007.
En Juin 2007, il est nommé conseiller, chargé de mission auprès du président de la République.
En février 2008, il devient conseiller spécial chargé des sources novatrices de financement du développement auprès du Secrétaire général des Nations Unies. Dans ce cadre, il lance MassiveGood, un programme humanitaire par lequel les voyageurs peuvent faire de micro-contributions à UNITAID lors d’une réservation d’un billet d’avion ou d’autres moyens de transports sur Internet.

