Jean-Bertrand DRUMMEN
Jean-Bertrand DRUMMEN
Président de la Conférence Générale des Juges Consulaires de France
LES PETITS-DÉJEUNERS DU CLUB
Date : 4 février 2011
Thème : Prévention / Traitement / Rebond : quelles solutions pour les TPE / PME ?
Parcours : Jean‑Bertrand Drummen (1940‑2018) est une personnalité majeure de la justice commerciale française, dont l’action a profondément marqué la modernisation des tribunaux de commerce et la professionnalisation des juges consulaires. Après une longue carrière dans l’industrie pharmaceutique, il s’engage dans les institutions judiciaires où il devient l’une des figures les plus respectées de la justice économique.
Diplômé en droit, il débute sa carrière au sein des Laboratoires Sandoz, puis chez Novartis, où il occupe des fonctions de direction pendant plusieurs décennies. Cette expérience lui confère une connaissance fine des enjeux industriels, réglementaires et concurrentiels, qui nourrira plus tard son approche pragmatique de la justice commerciale.
En 1995, il rejoint le tribunal de commerce de Nanterre, où son sens du dialogue, sa rigueur et son éthique sont rapidement remarqués. Il est élu président du tribunal en 2004, fonction qu’il occupe jusqu’en 2011. Durant ces années, il modernise les pratiques de prévention des difficultés des entreprises, renforce la place du juge consulaire dans l’accompagnement des dirigeants et défend une justice économique plus humaine, fondée sur l’équité et la recherche de solutions apaisées.
Son influence s’étend au niveau national lorsqu’il devient président de la Conférence générale des juges consulaires de France, où il représente l’ensemble des tribunaux de commerce auprès des pouvoirs publics. Il milite activement pour les modes alternatifs de règlement des conflits, convaincu que la médiation et la conciliation constituent des voies plus efficaces et plus humaines pour les entreprises.
Jean‑Bertrand Drummen siège également dans plusieurs instances nationales, notamment au Comité de déontovigilance de l’industrie pharmaceutique (CODEEM) et à la CNID‑AJMJ, où il contribue à renforcer l’éthique et la transparence dans les pratiques professionnelles. Son engagement, son écoute et son regard bienveillant ont marqué durablement ses pairs, qui saluent un homme de paix, cultivé, profondément attaché à la dimension humaine de la justice.
Il s’éteint le 25 mars 2018, laissant derrière lui une œuvre institutionnelle majeure et une réputation d’intégrité, de finesse et de dévouement au service de la justice économique française.

