Mères courage, un hommage en ce 8 mars, journée internationale de la femme

Bernard DEVERTCélébration du féminisme ? Oui, si le féminisme est entendu comme une attention aux inégalités que trop de femmes encore subissent.
Le 8 mars, un jour non point pour s’émouvoir mais pour se mouvoir vers plus de respect :

  • à vous, Madame, touchée par l’âge, l’isolement et le manque de ressources, logée dans un immeuble sans ascenseur, alors que vous êtes confrontée à une perte d’autonomie.
    Souvent, vous ne dites rien, vous tentez de survivre. Si, par chance, quelqu’un sonne à votre porte, vous l’ouvrez, non pour faire entendre des propos amers, mais une sagesse bienveillante.
  • à vous, Madame, qu’on nomme la mère célibataire, non par choix mais pour avoir été abandonnée.
    Aux ruptures affectives blessantes, s’ajoutent l’inquiétude pour votre enfant, la recherche d’un logement décent et celle d’un travail compatible avec votre rôle de mère.
  • à vous, Madame qui, pour vivre et faire vivre, acceptez des ménages.
    Vous intervenez dans les entreprises quand les autres s’arrêtent. Condamnée à des heures nocturnes ou à celles de l’aube pour ne point déranger, vous devez penser que vos conditions de travail pourraient être différences aux fins de vous éviter des horaires impossibles et inadéquats avec ceux des transports en commun.
  • à vous, Madame, qui avez dû vous sauver pour que votre vie soit respectée, ou simplement protégée, comment ne pas vous exprimer notre demande de pardon pour cette part manquante à l’hospitalité espérée.

Oui, votre courage à toutes devrait nous donner l’audace d’être à vos côtés pour avoir choisi le parti de la vie.